AVOCAT DROIT PENAL - DROIT PENAL DES AFFAIRES

VERSAILLES

Tel : 01 73 95 03 42

Email: maitredebord@gmail.com

Le viager en plein forme

Posté le : 19/02/2018

L’Institut d’expertise et de formation au viager (IEFV) publie son premier baromètre. Premier constat, la vente en viager, qui consiste à transférer la propriété d’un bien à un tiers en contrepartie du versement d’une rente, ne représente qu’une infime partie du marché immobilier français : 0,5%, soit 5000 transactions par an. Un secteur de niche, mais dont la croissance augmente chaque année de 5%. Il faut dire que la plus-value générée par un achat en viager équivaut, sur le long terme, à une rentabilité annuelle comprise entre 6 et 8%. Ce qui est nettement supérieur à celle que l'on peut espérer en plaçant son argent dans l’assurance vie (2%) ou l'immobilier locatif (4,5%), estime l’IEFV.
L’étude s’est également intéressée à la typologie des vendeurs. Ainsi, les "crédirentiers" sont âgés en moyenne de 74 ans. Et dans plus d’une vente sur deux (51%), ils ont entre 75 et 85 ans. Par ailleurs, 20% d’entre eux ont plus de 85 ans et 19% sont âgés entre 70 et 75 ans. Enfin, un vendeur sur dix (11%) a moins de 70 ans.

Pourquoi les Français vendent-ils en viager ? Environ une personne sur deux (46%) a recours à ce type d’opération immobilière pour améliorer sa solvabilité et protéger sa famille. Parmi les autres motifs évoqués par les vendeurs figurent le bien-être (20% des répondants), le souhait d’effectuer une donation (19%) et l'envie d'adapter ou de rénover leur logement (15%).

Selon l’IEFV, un vendeur perçoit en moyenne une rente viagère mensuelle de 715 euros, payée par l’investisseur (le "débirentier"). Vendre un bien en viager permet ainsi d’augmenter ses revenus de 50% en moyenne, et de doper son patrimoine de 150%.